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Le Brexit, frein ou accélérateur pour les start-ups françaises ?

La taille des entreprises sera un facteur clef de leur capacité́ à s’adapter aux complexités administratives et coûts supplémentaires résultant du Brexit. Si les grandes entreprises ont

plus d’expérience avec l’exportation de produits hors de l’UE et la gestion de procédures administratives, les PME sont plus vulnérables et les couts supplémentaires pourraient devenir importants pour certaines de ces entreprises

Le Royaume-Uni, autrefois écosystème de startup le plus dynamique d’Europe, attirait des créateurs de toute l’Union, mais… en quittant l’UE à la fin du mois, de nombreuses incertitudes pourraient survenir. Dans le cas d’un scénario de statu quo Brexit, qui commence à devenir de plus en plus probable, l’écosystème européen des start-ups va bientôt subir des complications.

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ne sera pas sans conséquences sur les règles applicables à la constitution et l’établissement de startups.

Le principe de la liberté de mouvement introduit par le traité sur le fonctionnement de l’union européenne (UE) selon lequel les citoyens sont libres de se déplacer et de travailler dans tous les pays de l’UE est sur le point de changer pour les résidents britanniques. Cette évolution affectera les startups étrangères qui ont leurs bureaux au Royaume-Uni et emploient des étrangers, ou qui emploient des citoyens britanniques dans tout autre pays de l’UE.

 L’impact du Brexit sur les entreprises en France

 Les coûts financiers globaux du Brexit devraient atteindre un total d’environ 70 milliards d’euros par an pour l’UE et le Royaume-Uni. En principe, ce sont en majorité les startups britanniques ou françaises en relation avec le Royaume-Uni qui vont être le plus affectés financièrement.

En France, les secteurs qui seront particulièrement touchés sont les secteurs de l’agroalimentaire (produits laitiers, vins et spiritueux, etc…), des biens de consommation (joaillerie, parfums habillements, etc…) ainsi que les industries automobiles, chimique, aérospatiales et les biens industriels.

Les startups n’ont pas tous les moyens de se défendre face à cette crise, en effet, en termes d’exportations, ces dernières feront face à un changement procédural et financier important en termes d’exportation/importation avec le Royaume-Uni.

Le Brexit impactera non seulement leurs clients et leurs concurrents, mais également leurs fournisseurs et chaînes d’approvisionnement. L’accompagnement des startups sera donc essentiel car ces dernières sont particulièrement.

Cependant, l’impact sur la croissance économique britannique pourrait pousser la capitale française à tenir la première place du podium dans le classement des capitales de la « Startup Nation ».

Les atouts de Paris dans une optique de concentration

Pour Arnaud de Bresson, plusieurs raisons expliquent la première place de Paris dans les villes les plus attirantes pour les startups, à commencer par le fait que sur le Vieux Continent, Paris “est la seule autre capitale mondiale comparable à Londres”.

Grâce au Brexit, devenu officiel le 31 janvier 2020, entre 80 et 100 entreprises du secteur financier londonien ont décidé de délocaliser environ 4 000 emplois directs à Paris, et ce processus “est susceptible de s’accélérer”, a annoncé M. de Bresson.

Comme le gouvernement français, le président Emmanuel Macron insiste sur le fait que le retrait du Royaume-Uni de l’UE n’est pas une bonne nouvelle, mais plutôt une réalité aux conséquences profondes. Et Le Maire est même allé jusqu’à dire que l’économie française “doit profiter de Brexit“.

Pour l’instant, c’est le cas, par exemple, avec le déménagement de l’Autorité bancaire européenne (ABE) de Londres à Paris. Les 250 employés de l’agence européenne travailleront donc aux côtés d’une autre instance de régulation, l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF), dont le siège est déjà dans la capitale française.

 Les inquiétudes induites par le Brexit vont du financement par capital-risque à la politique d’immigration

Alors qu’on pourrait croire que le Brexit serait plus profitable à Berlin ou Paris, deux principales villes concurrentes de Londres dans le domaine des start-up, c’est bien Dublin, la capitale irlandaise, qui pourrait finalement profiter à terme du Brexit pour devenir la nouvelle capitale européenne de l’innovation.

Étant donné les coûts et risques que le Brexit fait peser sur les startups françaises, il est important que les pouvoirs publics identifient et mesurent précisément ces risques et qu’ils accompagnent les entreprises dans la transition vers le post-Brexit.

Un mal pour un bien ?

Ainsi, la résistance à l’impact causé par le Brexit ne pourra être résolue qu’à l’échelle des États-Nations de l’union européenne pour les grandes entreprises. Les start-ups françaises, pourront dès lors s’appuyer sur la clientèle « euro-oriented » perdue par les Britanniques pour maximiser leurs gains et ainsi compenser leurs pertes.

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