Un avocat en droit de la presse intervient des deux côtés de la publication. Il assiste la personne ou l'entreprise mise en cause par un média, comme l'éditeur, le journaliste ou le créateur qui publie. Il relit avant diffusion, exerce ou traite les droits de réponse, conduit les procès en diffamation et en injure, et protège la vie privée, l'image et la présomption d'innocence. Hashtag Avocats intervient à Paris sur ces dossiers sous la direction de Me Arnaud Touati, associé cofondateur et responsable du pôle Contractuel IP-IT. Ils sont suivis avec Me Nathan Benzacken, avocat du pôle IP-IT en contentieux civil et commercial, qui a une expérience de l'audiovisuel.
Le droit de la presse se joue sur des délais courts, souvent trois mois, et sur un formalisme qui sanctionne la moindre erreur par la nullité. Un diagnostic de 30 minutes offert permet de dater le texte en cause et de choisir la bonne voie. Nos repères d'honoraires sont publiés sur la page Tarifs.
Les situations qui vous amènent
- Un quotidien en ligne vous présente comme coupable dans une affaire en cours d'enquête.
- Un magazine publie des photos de vous prises dans un lieu privé.
- Un article contient des inexactitudes sur votre entreprise et vous voulez rétablir les faits sans procès.
- Vous éditez un média, une newsletter ou une chaîne vidéo et vous voulez sécuriser une enquête avant sa publication.
- Vous êtes journaliste ou directeur de la publication et vous recevez une citation ou une demande d'insertion.
- Un élu, une association ou un concurrent vous adresse un droit de réponse que vous jugez abusif.
Ce que nous faisons
- Relecture juridique avant publication : repérage des imputations de faits précis, des atteintes à la vie privée, des risques liés à une procédure en cours.
- Rédaction et exercice des droits de réponse, dans la presse écrite comme en ligne, ou analyse de ceux que vous recevez.
- Actions en diffamation et en injure, en demande ou en défense, devant le tribunal correctionnel ou le juge civil.
- Actions en référé pour atteinte à la vie privée, au droit à l'image ou à la présomption d'innocence.
- Conseil aux éditeurs : désignation du directeur de la publication, mentions légales du site, chartes de modération des commentaires.
Le cadre : la loi du 29 juillet 1881 et ses relais
La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse pose le principe en une phrase : « L'imprimerie et la librairie sont libres » (article 1). Elle organise ensuite les abus de cette liberté et une procédure dérogatoire, pensée pour protéger l'expression. Ses chapitres IV et V s'appliquent aux services en ligne, avec la même prescription de trois mois. C'est l'effet de l'article 1-1 de la loi pour la confiance dans l'économie numérique. Un site, un blog ou un compte éditorial sont donc soumis aux mêmes règles qu'un journal imprimé.
Le directeur de la publication
Toute publication de presse doit avoir un directeur de la publication. Selon l'article 6 de la loi de 1881, il s'agit de la personne physique propriétaire ou majoritaire de l'entreprise éditrice ou, à défaut, de son représentant légal. C'est lui qui reçoit les demandes de réponse et qui est en principe poursuivi en premier. Les entreprises qui lancent un média ou un blog doivent le désigner et l'indiquer dans leurs mentions légales.
Le secret des sources
L'article 2 de la loi de 1881 protège le secret des sources des journalistes dans l'exercice de leur mission d'information du public. Nous intervenons lorsqu'une demande de communication de documents ou de témoignage menace ce secret.
Le droit de réponse et le droit de rectification
Le droit de réponse est souvent la voie la plus rapide pour rétablir votre version. Il ne suppose ni faute ni préjudice : il suffit d'avoir été nommé ou désigné.
| Support | Texte | Délai d'insertion | Sanction du refus |
|---|---|---|---|
| Quotidien | Article 13 de la loi de 1881 | 3 jours après réception | 3 750 € d'amende |
| Périodique non quotidien | Article 13 de la loi de 1881 | Numéro suivant le surlendemain de la réception | 3 750 € d'amende |
| Service en ligne | Article 1-1, III de la LCEN | 3 jours après réception, demande dans les 3 mois de la mise en ligne | 3 750 € d'amende |
Dans la presse écrite, la réponse est insérée à la même place et dans les mêmes caractères que l'article qui l'a provoquée. Elle peut atteindre cinquante lignes même si l'article est plus court, sans dépasser deux cents lignes, et elle est gratuite (article 13). Les dépositaires de l'autorité publique disposent en outre d'un droit de rectification sur les actes de leur fonction inexactement rapportés (article 12).
Une réponse trop longue, tardive ou sans lien avec l'article expose à un refus. Côté éditeur, nous vérifions la demande avant de l'insérer ou de la refuser, car un refus injustifié est puni comme un défaut d'insertion.
Diffamation et injure par voie de presse
L'article 29 de la loi de 1881 distingue la diffamation, qui impute un fait précis portant atteinte à l'honneur, et l'injure, qui est une expression outrageante sans fait précis. Envers un particulier, chacune est punie de 12 000 € d'amende lorsqu'elle est publique. L'action se prescrit par trois mois (article 65), un an pour les propos discriminatoires. La procédure, les peines et les moyens de défense sont détaillés sur notre page avocat en diffamation.
Pour le média poursuivi, la défense repose sur la nullité éventuelle de la citation, l'offre de preuve de la vérité des faits signifiée dans les dix jours (article 55) et la bonne foi. Une enquête documentée, conservée avant publication, est la meilleure assurance.
Vie privée, image et présomption d'innocence
Ces atteintes ne relèvent pas de la loi de 1881 mais du Code civil, avec des délais et un juge différents.
Vie privée et image
Chacun a droit au respect de sa vie privée, et le juge peut prescrire toute mesure propre à faire cesser l'atteinte, en référé s'il y a urgence (article 9 du Code civil). Les juges rattachent à ce texte le droit à l'image, qu'ils mettent en balance avec la liberté d'informer au cas par cas.
Présomption d'innocence
Une personne peut être présentée publiquement comme coupable de faits encore sous enquête ou à l'instruction. Le juge peut alors ordonner, même en référé, l'insertion d'une rectification ou la diffusion d'un communiqué aux frais du responsable (article 9-1 du Code civil). Le texte vise la présentation comme coupable, pas la simple relation d'une procédure en cours.
Presse en ligne, réseaux et réputation
Aujourd'hui, l'atteinte vient rarement d'un seul article. Elle se prolonge par des reprises, des commentaires et des résultats de recherche. Nous traitons alors l'article source selon le droit de la presse et ses répliques selon les outils du numérique : notification aux plateformes, procédure accélérée devant le juge, déréférencement. Ces outils sont présentés sur notre page avocat e-réputation. Pour les reportages, documentaires et contenus vidéo, les contrats et les droits sur l'œuvre relèvent de notre pratique droit de l'audiovisuel. Les questions de droit d'auteur sur les articles et les photographies sont suivies par nos avocats en propriété intellectuelle.
Notre déroulé
- Diagnostic de 30 minutes offert : lecture du texte, datation, qualification.
- Vérification de conflit d'intérêts sous un jour ouvré et convention d'honoraires écrite avant toute diligence.
- Conservation de la publication par constat.
- Démarche amiable : droit de réponse, demande de rectification ou de retrait.
- Procédure si nécessaire : référé civil, citation ou plainte avec constitution de partie civile, dans les délais.
- Suivi de l'exécution et des reprises du contenu.
Chaque situation est particulière : la même phrase peut être licite dans une enquête documentée et fautive dans un tweet à charge.
Honoraires
Chaque dossier fait l'objet d'une convention d'honoraires écrite signée avant le début des diligences. Les particuliers sont accompagnés dossier par dossier, avec un forfait ou un devis annoncé avant toute intervention. À titre de repère, un référé en première instance est proposé à 3 000 € HT. Une procédure au fond en première instance se situe entre 8 000 et 15 000 € HT. Les autres forfaits figurent sur la page Tarifs du cabinet.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le droit de la presse ?
C'est l'ensemble des règles qui encadrent la liberté de publier, principalement la loi du 29 juillet 1881. Elle définit les abus de cette liberté, comme la diffamation et l'injure, et une procédure spéciale avec un délai de prescription de trois mois. Elle s'applique aussi aux sites et aux contenus en ligne.
Quel est le délai pour exercer un droit de réponse ?
En ligne, la demande doit être présentée dans les trois mois de la mise à disposition du message. Le directeur de la publication doit insérer la réponse dans les trois jours de sa réception, sous peine de 3 750 € d'amende. Pour un quotidien imprimé, l'insertion est due dans les trois jours de la réception.
Qui est responsable d'un article diffamatoire ?
Le directeur de la publication est en principe poursuivi en premier. Dans une société éditrice, le directeur de la publication est le représentant légal ou l'associé majoritaire personne physique.
Peut-on faire retirer un article de presse en ligne ?
Oui si l'article est illicite : diffamation, atteinte à la vie privée ou à la présomption d'innocence. Le juge peut ordonner son retrait ou une rectification. Si l'article est exact mais ancien, la voie est plutôt le déréférencement ou une demande d'anonymisation.
Un journaliste doit-il révéler ses sources ?
Non, le secret des sources des journalistes est protégé par l'article 2 de la loi de 1881 dans l'exercice de leur mission d'information du public. La loi encadre les cas limités où il peut être porté atteinte à ce secret.
Textes cités
- Article 1-1 de la loi n° 2004-575 (LCEN), II à V
- Article 6 de la loi du 29 juillet 1881
- Article 13 de la loi du 29 juillet 1881 (complément)
- Article 12 de la loi du 29 juillet 1881
- Article 29 de la loi du 29 juillet 1881
- Article 65 de la loi du 29 juillet 1881
- Article 55 de la loi du 29 juillet 1881
- Article 9 du Code civil
- Article 9-1 du Code civil
Chaque situation est particulière : les informations présentées sur cette page sont générales et ne remplacent pas un conseil juridique adapté à votre dossier. Le cabinet ne promet aucun résultat ; il s'engage sur les moyens mis en œuvre.
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