Un avocat en propriété intellectuelle identifie ce que votre entreprise possède vraiment : un nom, un logo, un logiciel, une invention, un design, des contenus, un savoir-faire. Il choisit ensuite le bon mode de protection, rédige les contrats qui transfèrent ou concèdent ces droits et agit en justice quand quelqu'un les copie. Hashtag Avocats intervient à Paris pour les start-up, les PME, les groupes et les créateurs. Le pôle Contractuel IP-IT est dirigé par Me Arnaud Touati, associé cofondateur ; Me Nathan Benzacken y traite la propriété intellectuelle et le contentieux civil et commercial.
Les studios et éditeurs trouveront sur notre page avocat jeux vidéo pour studios et éditeurs les questions propres à un jeu : chaîne des droits, contrat d'édition, licences de moteurs.
Cette page sert de point d'entrée. Elle explique quel droit protège quoi, ce que nous faisons et comment se déroule un dossier. Les pages spécialisées prennent le relais pour chaque titre. Le premier échange prend la forme d'un diagnostic de 30 minutes offert, réservable en ligne, après vérification des conflits d'intérêts sous un jour ouvré.
Les situations qui vous amènent
- Vous préparez une levée de fonds et l'investisseur demande la liste de vos droits de propriété intellectuelle. Vous découvrez que le code, le logo et le site ont été créés par des prestataires sans contrat écrit.
- Un concurrent vend un produit très proche du vôtre, sous un nom voisin. Vous ne savez pas si vous pouvez agir sur la marque, le design, le droit d'auteur ou la concurrence déloyale.
- Vous recevez une mise en demeure qui vous reproche une contrefaçon et vous demande de retirer vos produits sous huit jours.
- Un salarié ou un associé quitte l'entreprise et revendique une invention, un logiciel ou des contenus qu'il a créés.
- Vous voulez exploiter à l'étranger, concéder une licence ou céder un actif, et vous devez savoir ce que vous pouvez réellement céder.
- Vous utilisez ou développez des outils d'intelligence artificielle et vous vous interrogez sur les données d'entraînement et sur la protection des résultats.
Par où commencer : votre situation, la bonne page
Une même affaire touche souvent plusieurs droits. Le tableau part de ce que vous vivez, pas du Code. Il indique le droit en cause, le premier geste et la page qui détaille la suite.
| Votre situation | Droit en cause | Premier geste | Pour aller plus loin |
|---|---|---|---|
| Vous lancez un nom, un produit ou une application | Marque | Recherche d'antériorités avant toute communication | Dépôt de marque à l'INPI ou à l'EUIPO |
| Un concurrent dépose ou utilise un nom proche du vôtre | Marque, concurrence déloyale | Relever la date de publication : l'opposition se forme en deux mois | Opposition, nullité et contrefaçon de marque |
| Vous confiez votre marque à un fabricant, un distributeur ou une filiale | Marque, contrats | Vérifier que la marque couvre les produits et le pays visés | Contrat de licence de marque |
| Vos textes, photos, logo ou code sont copiés, ou vous les faites créer par un tiers | Droit d'auteur | Conserver la preuve datée et relire les cessions signées | Cession, titularité et contrefaçon d'œuvres |
| Vous avez mis au point une solution technique ou un design de produit | Brevet, dessins et modèles | Ne rien montrer en public avant le dépôt | Brevets, dessins et modèles |
| Une méthode, un fichier ou un procédé non brevetable circule chez un concurrent | Secret des affaires, concurrence déloyale | Lister les mesures de confidentialité déjà en place | Notre page sur la protection du savoir-faire |
Si votre situation relève de deux lignes, commencez par celle dont le délai est le plus court. Le tableau suivant les classe.
Quel droit protège quoi
Le Code de la propriété intellectuelle distingue deux familles. La propriété littéraire et artistique protège les œuvres de l'esprit, sans dépôt. La propriété industrielle protège les marques, les inventions et les dessins et modèles, en principe après dépôt et enregistrement. Le secret des affaires, prévu par le Code de commerce, complète l'ensemble pour les informations confidentielles.
| Droit | Ce qu'il protège | Comment il naît | Durée |
|---|---|---|---|
| Marque | Un signe qui distingue vos produits ou services | Enregistrement à l'INPI, à l'EUIPO ou par la voie internationale | 10 ans à compter du dépôt, renouvelable sans limite |
| Brevet | Une invention nouvelle, inventive et industrielle | Dépôt et délivrance du titre | 20 ans à compter du dépôt, sous réserve des annuités |
| Dessin ou modèle | L'apparence d'un produit | Dépôt et enregistrement | 5 ans, prorogeable par périodes de 5 ans jusqu'à 25 ans |
| Droit d'auteur | Une œuvre de l'esprit originale, y compris un logiciel | La seule création, sans formalité | Vie de l'auteur puis 70 ans après l'année du décès |
| Secret des affaires | Une information confidentielle à valeur commerciale | Des mesures raisonnables de protection | Tant que l'information reste secrète |
Les durées résultent des articles L. 712-1, L. 611-2, L. 513-1 et L. 123-1 du Code de la propriété intellectuelle. Le secret des affaires est défini à l'article L. 151-1 du Code de commerce. Un même actif cumule souvent plusieurs protections : un logo peut être à la fois une œuvre et une marque, une forme de produit à la fois un modèle et une œuvre.
Les signes distinctifs
La marque protège un signe servant à distinguer des produits ou des services (article L. 711-1 du Code de la propriété intellectuelle). Elle ne vaut que pour les produits et services désignés et sur le territoire couvert. Pour le choix du signe, l'opposition, la nullité ou la contrefaçon, notre page dédiée détaille le travail d'un avocat en droit des marques. La formalité elle-même, avec ses taxes et ses délais, est décrite sur la page consacrée au dépôt de marque à l'INPI ou à l'EUIPO.
Les inventions et le design
Le brevet protège une solution technique. Les découvertes, les théories scientifiques, les méthodes mathématiques et les programmes d'ordinateur ne sont pas des inventions lorsqu'ils sont revendiqués en tant que tels (article L. 611-10 du Code de la propriété intellectuelle). Le dessin ou modèle protège l'apparence d'un produit, à condition qu'il soit nouveau et présente un caractère propre. Les brevets, les modèles et la liberté d'exploitation sont traités par notre avocat en propriété industrielle.
Les œuvres et les logiciels
L'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit d'un droit de propriété incorporelle du seul fait de sa création, selon l'article L. 111-1 du Code de la propriété intellectuelle. Les logiciels figurent parmi les œuvres protégées. Ce droit comprend des prérogatives patrimoniales, cessibles, et un droit moral, perpétuel et inaliénable. Les cessions, la titularité et la contrefaçon d'œuvres sont développées sur la page avocat en droit d'auteur.
Ce que nous faisons
- Audit de propriété intellectuelle : inventaire des titres, des créations et des contrats, repérage des trous de titularité, plan de régularisation chiffré.
- Stratégie de protection : choix entre marque, modèle, droit d'auteur, brevet ou secret, et calendrier des dépôts selon vos marchés.
- Contrats : cessions de droits d'auteur, clauses de propriété intellectuelle des contrats de travail et de prestation, accords de confidentialité, licences, accords de coexistence.
- Opérations : revue de propriété intellectuelle avant une levée de fonds, une acquisition ou un apport, et rédaction des déclarations et garanties correspondantes.
- Contentieux : mise en demeure, saisie-contrefaçon, référé, action au fond en demande ou en défense, négociation d'un accord transactionnel.
Votre équipe en propriété intellectuelle

Parcours Maître Arnaud Touati
Son domaine d’expertise englobe les questions relatives à l’entrepreneuriat, au droit du numérique, au droit des données personnelles, ainsi qu’au droit du Web3.
Avant de fonder Hashtag Avocats en 2015, Arnaud a pratiqué le droit des affaires dans de nombreux cabinets d’avocats anglo-saxons à Paris, de grandes banques d’affaires, mais également au sein de structures de taille intermédiaire. Sa passion pour la technologie l’a naturellement conduit à fonder Hashtag Avocats avec Maître Harry Allouche, dans le but de développer une expertise rare dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la protection des données (RGPD, éthique), et surtout de la blockchain (ICO/STO, NFT, Web 3.0).
Arnaud est également membre de l’incubateur du Barreau de Paris. Il enseigne à l’École de Formation du Barreau et dans plusieurs écoles de commerce renommées. Il participe également à de nombreux workshops et événements au sein de l’écosystème des startups.

Maître Elise Hausherr
Avocate collaboratrice au sein du pôle Contractuel IP-IT
Parcours Maître Elise Hausherr
Son domaine d’expertise englobe les questions relatives au droit des données personnelles, au droit du numérique et au droit du Web3.
Elise a suivi une double formation droit des affaires / école de commerce. Avant de rejoindre Hashtag Avocats en 2021, Elise a cumulé huit années d’expérience au sein d’une grande société de conseil en technologies. Pendant cette période, elle a dirigé des projets de transformation complexes pour de grandes entreprises françaises et internationales opérant dans le secteur industriel. Aujourd’hui, elle accompagne les clients en résolvant leurs problématiques juridiques tout en apportant son expertise opérationnelle. Depuis son arrivée au cabinet, Elise a développé les pôles Fintech/Blockchain/NFT et RGPD. Elle a également mis en place des outils internes afin d’améliorer les processus du cabinet.

Maître Nathan Benzacken
Avocat dans le domaine de la propriété intellectuelle et du droit numérique
Parcours Maître Nathan Benzacken
Son domaine d’expertise englobe les questions relatives au droit du numérique et de la propriété intellectuelle. Son expérience s’est enrichie au sein de services juridiques, notamment dans le domaine de l’audiovisuel et du cinéma, ainsi qu’au sein de cabinets d’avocats traitant du droit d’auteur, du droit des marques, du droit de la consommation, du droit des données personnelles et du droit de la presse.
Passionné par les évolutions constantes et les défis sans cesse renouvelés du numérique, Nathan a, depuis son arrivée au cabinet, élargi ses compétences en intégrant le droit des crypto-actifs et de la blockchain dans son domaine de compétence.
Avocat ou ingénieur-brevets : deux métiers complémentaires
Les deux professions sont réglementées et elles se complètent. Le conseil en propriété industrielle conseille, assiste ou représente ses clients pour obtenir, maintenir, exploiter ou défendre des droits de propriété industrielle. Son titre est protégé et la liste est tenue par le directeur général de l'INPI (article L. 422-1 du Code de la propriété intellectuelle).
L'avocat couvre en plus le droit d'auteur, le droit des contrats, le droit des sociétés et la représentation devant les juridictions. Pour un brevet, la rédaction des revendications relève du métier d'ingénieur-brevets. Nous travaillons alors avec un conseil en propriété industrielle et nous prenons en charge les contrats, la titularité et le contentieux.
La propriété intellectuelle créée par vos équipes et vos prestataires
C'est le sujet qui bloque le plus souvent une levée de fonds ou une cession. Le Code ne règle pas la question de la même façon selon le droit en cause.
- Logiciel créé par un salarié dans ses fonctions : les droits patrimoniaux sont dévolus à l'employeur (article L. 113-9 du Code de la propriété intellectuelle).
- Invention de mission : elle appartient à l'employeur, et le salarié a droit à une rémunération supplémentaire (article L. 611-7).
- Autres œuvres d'un salarié, comme un logo ou des textes : le contrat de travail ne transfère pas, à lui seul, le droit d'auteur (article L. 111-1, alinéa 3). Une cession écrite reste nécessaire.
- Œuvres d'un prestataire ou d'une agence : sans cession écrite, l'entreprise paie la création sans en détenir les droits. La cession doit mentionner distinctement chaque droit cédé et délimiter son étendue, sa destination, son lieu et sa durée (article L. 131-3 du Code de la propriété intellectuelle).
- Savoir-faire non brevetable : il se protège par la confidentialité et par des mesures raisonnables de protection. Notre page sur la protection du savoir-faire détaille ces mesures.
Agir contre une contrefaçon, ou s'en défendre
Réunir la preuve
La contrefaçon se prouve par tous moyens. Le titulaire peut faire procéder, sur ordonnance rendue sur requête, à une saisie-contrefaçon : un commissaire de justice décrit ou saisit les produits litigieux et les documents qui s'y rapportent. Le Code prévoit ce mécanisme pour chaque droit, notamment à l'article L. 716-4-7 pour les marques, à l'article L. 615-5 pour les brevets et à l'article L. 332-1 pour le droit d'auteur. La saisie est annulée si le demandeur n'agit pas au fond dans le délai réglementaire.
Choisir la juridiction
Les actions civiles en propriété littéraire et artistique relèvent exclusivement de tribunaux judiciaires désignés par voie réglementaire (article L. 331-1 du Code de la propriété intellectuelle). En matière de marques, les demandes en nullité et en déchéance peuvent être portées devant l'INPI, et les autres actions devant les tribunaux judiciaires désignés. Lorsque la copie touche un produit sans titre enregistré, l'action en concurrence déloyale ou en parasitisme repose sur l'article 1240 du Code civil.
Obtenir réparation
Pour fixer les dommages et intérêts, le juge prend en compte distinctement les conséquences économiques négatives, le préjudice moral et les bénéfices réalisés par le contrefacteur (article L. 716-4-10 du Code de la propriété intellectuelle pour les marques, article L. 331-1-3 pour le droit d'auteur). Sur demande, il peut allouer une somme forfaitaire supérieure aux redevances qui auraient été dues. L'action en contrefaçon de marque se prescrit par cinq ans à compter du jour où le titulaire a connu ou aurait dû connaître le dernier fait permettant de l'exercer (article L. 716-4-2).
Bloquer les marchandises à la frontière
Le titulaire d'un droit peut déposer une demande d'intervention auprès des douanes. La décision d'intervention vaut un an au plus. Les marchandises suspectes peuvent ensuite être détruites sous contrôle douanier, à des conditions strictes (règlement (UE) n° 608/2013, articles 11 et 23).
Les sanctions pénales
La contrefaçon est aussi un délit. Pour les marques, la détention, l'offre ou la vente de produits contrefaisants est punie de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 € d'amende. La production industrielle, l'importation ou l'exportation est punie de quatre ans et 400 000 €. Les peines montent à sept ans et 750 000 € en bande organisée, en ligne ou pour des marchandises dangereuses (articles L. 716-9 et L. 716-10). En droit d'auteur, l'article L. 335-2 prévoit trois ans et 300 000 €.
Intelligence artificielle et propriété intellectuelle
Deux questions reviennent dans nos dossiers. La première porte sur l'entraînement des modèles. La fouille de textes et de données est permise, sauf si l'auteur s'y est opposé, notamment par des procédés lisibles par machine (article L. 122-5-3 du Code de la propriété intellectuelle). Les fournisseurs de modèles d'IA à usage général doivent mettre en place une politique de respect du droit d'auteur qui identifie ces réservations de droits (article 53 du règlement (UE) 2024/1689).
La seconde porte sur les résultats. Le droit d'auteur protège une création de l'esprit : plus l'apport humain est identifiable dans les choix et la mise en forme, plus la revendication d'une protection est défendable. Nous documentons cet apport et nous rédigeons les clauses de propriété des livrables dans vos contrats avec les éditeurs d'outils.
Les délais qui font perdre un droit
En propriété intellectuelle, beaucoup de droits se perdent par inaction, pas par décision d'un juge. Voici les échéances que nous inscrivons dans le suivi de chaque portefeuille.
| Événement | Délai | Ce que vous perdez si vous attendez | Texte |
|---|---|---|---|
| Publication d'une demande de marque française proche de la vôtre | 2 mois après la publication | L'opposition, procédure simple et peu coûteuse ; reste l'action en nullité | article L. 712-4 du CPI |
| Publication d'une demande de marque de l'Union européenne | 3 mois après la publication | L'opposition devant l'EUIPO | article 46 du règlement (UE) 2017/1001 |
| Votre marque n'est pas exploitée | 5 ans sans usage sérieux | La marque, pour les produits non exploités, par déchéance | article L. 714-5 du CPI |
| Vous tolérez une marque postérieure enregistrée en connaissance de cause | 5 ans | Le droit d'en demander la nullité, sauf mauvaise foi | article L. 716-2-8 du CPI |
| Marque arrivée à échéance | 10 ans après le dépôt, puis tous les 10 ans | La protection, faute de renouvellement | article L. 712-1 du CPI |
| Présentation publique d'une invention avant son dépôt | Aucune tolérance, hors abus évident ou exposition officielle déclarée | La nouveauté, donc le brevet | article L. 611-13 du CPI |
| Annuité de brevet impayée | Délai de grâce de 6 mois, avec supplément | Le brevet, par déchéance | articles L. 612-19 et L. 613-22 du CPI |
| Dessin ou modèle enregistré | Prorogation tous les 5 ans, 25 ans au plus | La protection de l'apparence du produit | article L. 513-1 du CPI |
| Déclaration d'invention par un salarié | 2 mois pour contester le classement, 4 mois pour revendiquer l'attribution | La faculté de discuter le classement, puis le droit d'attribution | articles R. 611-6 et R. 611-7 du CPI |
| Œuvre non publiée déposée en e-Soleau | Conservation 5 ans, prorogeable jusqu'à 20 ans | La preuve de date, si la prorogation n'est pas demandée | INPI, e-Soleau |
Les délais propres aux litiges de marques, comme celui de la saisie-contrefaçon, figurent sur la page consacrée au droit des marques.
Le déroulé d'un dossier
- Diagnostic de 30 minutes : vous exposez la situation, nous identifions les droits en cause et l'urgence.
- Proposition écrite : périmètre, livrables, honoraires et calendrier, puis signature de la convention d'honoraires.
- Analyse : lecture des titres, des contrats et des pièces, recherches si nécessaire, note de recommandations.
- Mise en œuvre : dépôts, contrats, courrier ou procédure, avec un avocat en charge et un suppléant identifiés.
- Suivi : échéances de renouvellement, surveillance et mise à jour du portefeuille.
Avant une levée de fonds ou une cession : les pièces à réunir
Un investisseur ou un acquéreur pose toujours la même question : la société détient-elle vraiment ce qu'elle exploite ? Préparez ces pièces avant la data room. Elles servent aussi de base à notre audit.
- La liste des marques, brevets, dessins et modèles, avec leur numéro, leur office, leurs classes et leur titulaire exact. Un titre déposé au nom du fondateur n'appartient pas à la société.
- Les actes de cession ou d'apport des fondateurs sur ce qu'ils ont créé avant l'immatriculation. Pour le droit d'auteur, chaque droit cédé doit être mentionné distinctement (article L. 131-3 du CPI).
- Les contrats des prestataires, agences et freelances qui ont produit le code, le logo, le site ou les contenus, avec leur clause de cession.
- Les contrats de travail des développeurs et la liste des logiciels créés dans leurs fonctions, dont les droits patrimoniaux reviennent à l'employeur (article L. 113-9 du CPI).
- Les déclarations d'invention des salariés et la réponse de l'entreprise, avec leurs dates.
- Les licences consenties ou reçues, et la preuve de leur inscription au registre lorsqu'il s'agit de marques (article L. 714-7 du CPI).
- Les accords de confidentialité signés avec les partenaires, et la description des mesures qui protègent vos secrets d'affaires.
- Les courriers de mise en demeure reçus ou envoyés, les oppositions et les procédures en cours.
Chaque pièce manquante devient une ligne de la note de régularisation. La plupart se rattrapent par un acte signé avant le closing, à condition de s'y prendre quelques semaines avant la signature.
Honoraires
Chaque dossier fait l'objet d'une convention d'honoraires écrite, signée avant toute diligence. Nos forfaits publiés couvrent plusieurs prestations courantes. La recherche d'antériorités élargie coûte 1 200 € HT, le dépôt d'une marque de l'Union européenne 1 800 € HT hors taxes officielles, l'opposition 3 000 € HT. En contentieux, le référé de première instance est proposé à 3 000 € HT et l'action au fond de première instance entre 8 000 et 15 000 € HT. La propriété intellectuelle fait aussi partie des domaines couverts par l'abonnement entreprises, dont la formule Essentiel débute à 890 € HT par mois avec engagement de douze mois. Le détail figure sur notre page Tarifs.
Chaque situation est particulière : ces repères ne remplacent pas l'analyse de votre dossier, et nous ne promettons aucun résultat.
Droit de la propriété intellectuelle à Paris : questions fréquentes
Qu'est-ce que le droit de la propriété intellectuelle ?
C'est l'ensemble des règles qui confèrent un droit exclusif sur des créations immatérielles. Le Code de la propriété intellectuelle les répartit en deux branches : la propriété littéraire et artistique et la propriété industrielle. Le titulaire peut autoriser ou interdire l'exploitation de sa création, et la céder ou la concéder.
Quelles sont les deux catégories de la propriété intellectuelle ?
La propriété littéraire et artistique couvre le droit d'auteur et les droits voisins des artistes-interprètes et des producteurs. La propriété industrielle couvre les marques, les brevets, les dessins et modèles et d'autres titres comme les indications géographiques. La première naît de la création, la seconde suppose en principe un dépôt.
Comment protéger une idée ou un concept ?
Une idée seule ne se dépose pas. Elle se protège d'abord par la confidentialité : accords de confidentialité, accès limité, traçabilité des échanges. Quand elle prend une forme concrète (un texte, un code, un visuel, une solution technique), le droit d'auteur, le modèle ou le brevet prennent le relais.
Peut-on protéger une découverte scientifique ?
Pas en tant que telle. Le Code exclut des inventions brevetables les découvertes, les théories scientifiques et les méthodes mathématiques considérées en tant que telles. L'application technique d'une découverte peut en revanche constituer une invention brevetable si elle est nouvelle, inventive et susceptible d'application industrielle.
Quand consulter un avocat en propriété intellectuelle ?
Idéalement avant de communiquer un nouveau nom, de publier un produit ou de signer avec un prestataire créatif. Ensuite, dès réception d'une mise en demeure ou d'une opposition, car plusieurs délais sont courts. Enfin, avant toute levée de fonds ou cession, pour régulariser la titularité.
Combien coûte un avocat en propriété intellectuelle ?
Cela dépend de la prestation. Nos forfaits publiés vont de 1 200 € HT pour une recherche d'antériorités élargie à 3 000 € HT pour une opposition. Une action au fond en première instance se situe entre 8 000 et 15 000 € HT. Les taxes des offices s'ajoutent aux honoraires pour les dépôts.
Un logiciel peut-il être breveté ?
Pas en tant que tel. Le Code exclut des inventions brevetables les programmes d'ordinateur considérés en tant que tels (article L. 611-10 du CPI). Un procédé technique mis en œuvre par un logiciel peut en revanche être brevetable s'il est nouveau, inventif et industriel. Le code lui-même est protégé par le droit d'auteur, sans dépôt, car les logiciels figurent parmi les œuvres de l'esprit (article L. 112-2 du CPI).
Qui est propriétaire de ce que crée un freelance pour mon entreprise ?
Le freelance, tant qu'aucune cession écrite n'a été signée. Payer la prestation ne transfère pas le droit d'auteur (article L. 111-1 du CPI). La cession doit viser chaque droit, les usages, le territoire et la durée. Sans elle, l'entreprise exploite une création qu'elle ne détient pas, et ce défaut ressort à la première levée de fonds ou au premier litige.
Faut-il déposer avant de présenter un produit en salon ?
Pour une invention, oui. Une présentation publique avant le dépôt détruit la nouveauté, sauf abus évident ou exposition officielle déclarée lors du dépôt (article L. 611-13 du CPI). Pour le nom du produit, déposez la marque avant d'imprimer les supports. La date de dépôt vous place avant un tiers qui déposerait le même nom ensuite.
Un avocat en propriété intellectuelle peut-il gérer tout un portefeuille ?
Oui. Nous suivons les échéances de renouvellement, la surveillance des dépôts proches, les licences et les contrats de cession. Pour la rédaction des revendications d'un brevet, nous travaillons avec un conseil en propriété industrielle. Le portefeuille reste suivi par un avocat en charge et un suppléant identifiés, et la propriété intellectuelle fait partie des domaines couverts par notre abonnement entreprises.
Textes cités
- Article L. 712-1 du CPI
- Article L. 151-1 du Code de commerce
- Article L. 711-1 du CPI
- Article L. 611-10 du CPI
- Article L. 422-1 du CPI
- Article L. 113-9 du CPI
- Article L. 111-1 du CPI
- Article L. 131-3 du CPI
- Article L. 716-4-7 du CPI
- Article L. 331-1 du CPI
- Article 1240 du Code civil
- Article L. 716-4-10 du CPI
- Article L. 716-4-2 du CPI
- Règlement (UE) n° 608/2013, art. 11 et 23
- Article L. 122-5-3 du CPI
- Règlement (UE) 2024/1689, art. 53
Chaque situation est particulière : les informations présentées sur cette page sont générales et ne remplacent pas un conseil juridique adapté à votre dossier. Le cabinet ne promet aucun résultat ; il s'engage sur les moyens mis en œuvre.



