#Avocat Charte Informatique

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Un avocat en charte informatique rédige le document qui fixe les règles d'usage des outils numériques de l'entreprise et le rend opposable aux salariés. Une charte bien construite permet de sanctionner un manquement et de produire en justice les traces du système d'information. Une charte mal adoptée ne sert à rien le jour du litige. Hashtag Avocats rédige et met à jour ces chartes pour les start-up, PME et ETI, sous la direction de Me Arnaud Touati, associé cofondateur et responsable du pôle Contractuel IP-IT.

Nous travaillons avec la DSI, les RH et, s'il existe, le comité social et économique. La charte s'intègre à vos autres chantiers numériques : sécurité, données personnelles, usage de l'intelligence artificielle. Elle est proposée au forfait par dossier ou au sein de nos abonnements, présentés sur la page tarifs. Un diagnostic de 30 minutes offert permet de faire le point sur votre document actuel.

Les situations qui vous amènent

  • Votre charte date d'avant le RGPD et ne dit rien du télétravail, des outils collaboratifs ou de l'IA générative.
  • Un salarié a copié des fichiers clients sur une clé personnelle avant de démissionner, et vous découvrez que la charte n'a jamais été soumise au CSE.
  • Vos équipes utilisent des assistants d'IA grand public pour traiter des documents confidentiels.
  • Un client grand compte ou un assureur cyber exige une politique d'usage du système d'information signée par vos collaborateurs.
  • Vous voulez filtrer la navigation, journaliser les connexions ou contrôler les messageries, sans que la preuve soit écartée plus tard.
  • Vous franchissez le seuil de cinquante salariés et devez adopter un règlement intérieur.

Ce que nous livrons

  • Un audit de l'existant : charte, règlement intérieur, notes de service, dispositifs de contrôle déjà en place.
  • La charte utilisateurs, rédigée pour vos outils réels et lisible par un non-juriste.
  • Une charte administrateurs pour les personnes qui disposent de droits étendus sur le système.
  • Les annexes utiles : usage des équipements personnels, télétravail, outils d'IA autorisés, réseaux sociaux.
  • La notice d'information des salariés sur les traitements de contrôle, conforme au RGPD.
  • Le calendrier d'adoption : consultation du CSE, publicité, communication à l'inspection du travail, entrée en vigueur.
  • Une session de présentation aux managers, pour que la charte soit appliquée et pas seulement signée.

Ce que doit contenir une charte informatique

Le contenu dépend de votre activité, mais certaines clauses reviennent toujours. Chacune doit être justifiée et proportionnée.

ClauseObjetPoint de vigilance
Champ d'applicationPersonnes visées et outils couvertsInclure intérimaires, stagiaires, prestataires et équipements personnels connectés
Usage professionnel et usage personnelCe qui est toléré à titre privéUne interdiction totale serait difficile à justifier ; prévoir l'identification des fichiers personnels
SécuritéMots de passe, verrouillage, supports amovibles, signalement des incidentsDes règles précises, connues et expliquées, pour pouvoir qualifier une faute
ConfidentialitéDonnées clients, secrets d'affaires, sortie de fichiersArticuler avec les clauses du contrat de travail
Outils d'IAOutils autorisés, données interdites dans les requêtesTenir à jour une liste d'outils référencés
ContrôlesJournalisation, filtrage, accès aux boîtes et aux postesFinalités annoncées, durée de conservation, information préalable
SanctionsConséquences des manquementsRenvoyer à l'échelle des sanctions du règlement intérieur

Rendre la charte opposable aux salariés

Une charte qui impose des obligations générales et permanentes en matière de discipline est une adjonction au règlement intérieur. Elle suit le même régime, et ce même en l'absence de règlement intérieur (article L. 1321-5 du Code du travail). Le règlement intérieur est obligatoire à partir de cinquante salariés, douze mois après le franchissement du seuil (article L. 1311-2). Il fixe notamment les règles de discipline, ainsi que la nature et l'échelle des sanctions (article L. 1321-1).

La procédure d'adoption est fixée par l'article L. 1321-4 du Code du travail, dans sa version en vigueur depuis le 28 mai 2026 :

  1. Consultation du CSE, dont l'avis est recueilli avant toute introduction.
  2. Formalités de publicité : le document est porté, par tout moyen, à la connaissance des personnes ayant accès aux lieux de travail (article R. 1321-1).
  3. Communication à l'inspecteur du travail, accompagnée de l'avis du CSE, en même temps que la publicité.
  4. Entrée en vigueur à une date postérieure d'un mois au moins à ces formalités.

La loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 a retiré du texte la mention des formalités de dépôt. L'article R. 1321-2, qui organise le dépôt au greffe du conseil de prud'hommes, figure toujours dans le code réglementaire. Tant que la situation n'est pas clarifiée, nous sécurisons l'adoption au cas par cas. La même procédure s'applique à chaque modification de la charte.

Contrôler sans porter atteinte à la vie privée

L'employeur peut contrôler l'usage des outils qu'il fournit, mais dans des limites strictes. Nul ne peut apporter aux droits et libertés des salariés des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche ni proportionnées au but recherché (article L. 1121-1 du Code du travail). Le règlement intérieur ne peut pas contenir de telles restrictions (article L. 1321-3).

Trois conditions encadrent tout dispositif de contrôle. Aucune information concernant personnellement un salarié ne peut être collectée par un dispositif qui n'a pas été préalablement porté à sa connaissance (article L. 1222-4). Le CSE est informé et consulté avant la décision de mettre en œuvre des moyens de contrôle de l'activité des salariés (article L. 2312-38). Enfin, le contrôle est un traitement de données personnelles : finalité déterminée, durée de conservation, information des salariés au titre du RGPD.

Messagerie et fichiers personnels

Le salarié a droit, même au travail, au respect de l'intimité de sa vie privée, qui inclut le secret des correspondances. L'employeur ne peut pas lire ses messages personnels, même s'il a interdit l'usage non professionnel de l'ordinateur (Cass. soc., 2 octobre 2001, n° 99-42.942). À l'inverse, les dossiers et fichiers créés avec l'outil de l'entreprise sont présumés professionnels, sauf si le salarié les identifie comme personnels. L'employeur peut alors y accéder hors de sa présence (Cass. soc., 18 octobre 2006, n° 04-48.025). La charte doit donc dire comment un salarié identifie un fichier ou un message personnel.

Journaux, filtrage et preuve

Les journaux de connexion et les outils de filtrage sont utiles pour la sécurité. Les réutiliser pour surveiller l'activité individuelle d'un salarié, sans l'avoir annoncé, se heurte à l'exigence d'information préalable de l'article L. 1222-4. La charte et la notice d'information doivent donc annoncer toutes les finalités, y compris l'usage disciplinaire ou judiciaire des traces lorsque c'est l'intention.

Les sujets nouveaux : IA, télétravail, équipements personnels

L'IA générative est le sujet qui manque dans la plupart des chartes. Un salarié qui colle un contrat client dans un assistant grand public peut divulguer un secret d'affaires et créer un traitement de données que personne n'a encadré. Nous rédigeons une clause qui liste les outils autorisés, les données interdites dans les requêtes et la validation humaine des contenus produits.

Le télétravail et l'usage d'équipements personnels posent des questions voisines : accès distant, stockage local, séparation des données privées et professionnelles. Une annexe dédiée évite de surcharger la charte principale. Pour les mesures techniques elles-mêmes, la charte s'articule avec la politique de sécurité préparée par notre pratique d'avocat en cybersécurité. Les entités concernées par la directive NIS 2 y trouvent une pièce de leur dispositif, la loi française de transposition n'étant pas encore promulguée début octobre 2026.

La charte et la protection des données

La charte encadre l'usage des outils par les salariés, mais elle s'inscrit aussi dans votre conformité au RGPD. Les traitements de contrôle doivent figurer au registre et faire l'objet d'une information complète. Un dispositif de surveillance systématique peut exiger une analyse d'impact. Ces travaux sont menés avec notre équipe d'avocat RGPD, pour que la charte et la documentation de conformité disent la même chose.

Un salarié peut par ailleurs exercer son droit d'accès aux données qui le concernent, y compris les traces collectées par les outils de contrôle. Ces demandes surviennent souvent pendant un conflit. Notre pratique d'avocat en données personnelles prend en charge leur traitement et le contentieux qui peut suivre.

Quand la charte est violée

Une sanction suppose que le salarié soit informé, par écrit, des griefs retenus contre lui (article L. 1332-1). Un fait fautif ne peut être poursuivi au-delà de deux mois après que l'employeur en a eu connaissance, sauf poursuites pénales engagées dans ce délai (article L. 1332-4). Le calendrier compte donc dès la découverte d'un incident. La procédure disciplinaire et le licenciement relèvent de votre conseil en droit social. Nous intervenons sur la qualification du manquement au regard de la charte, la preuve informatique et les actions contre un salarié ou un tiers qui a détourné des données. Pour les autres sujets du système d'information, contrats et litiges avec vos prestataires, consultez notre page avocat informatique à Paris.

Déroulé de la mission

  1. Diagnostic de 30 minutes offert, puis vérification de conflit d'intérêts sous un jour ouvré.
  2. Revue de la charte existante, du règlement intérieur et des dispositifs de contrôle en place.
  3. Entretien avec la DSI et les RH sur les outils, les risques et les usages réels.
  4. Rédaction de la charte et de ses annexes, puis ajustements avec vos équipes.
  5. Préparation de la consultation du CSE et du calendrier de publicité et d'entrée en vigueur.
  6. Présentation aux managers et mise à jour lorsque vos outils évoluent.

Honoraires

Chaque mission fait l'objet d'une convention d'honoraires écrite signée avant le début du travail. La rédaction d'une charte est proposée en forfait ferme, fixé après le diagnostic selon le nombre d'annexes et l'état de votre documentation. Vous pouvez aussi utiliser un pack d'heures prépayées de 5, 10 ou 30 heures, ou l'intégrer à un abonnement, à partir de 890 € HT par mois sur douze mois.

Chaque situation est particulière : la taille de l'entreprise, la présence d'un CSE et vos outils changent le contenu de la charte.

Questions fréquentes

Une charte informatique est-elle obligatoire ?

Aucun texte n'impose une charte informatique en tant que telle. Elle devient nécessaire dès que vous voulez rendre des règles d'usage opposables, sanctionner un manquement ou mettre en place des contrôles. Sans elle, il est difficile de reprocher à un salarié un comportement que rien n'interdisait clairement.

Faut-il consulter le CSE sur la charte informatique ?

Oui, lorsque la charte comporte des obligations générales et permanentes de discipline, car elle suit le régime du règlement intérieur. Le CSE doit aussi être informé et consulté avant toute mise en œuvre d'un moyen de contrôle de l'activité des salariés. Sauter cette étape expose l'employeur à une contestation des preuves issues du dispositif.

La charte doit-elle être signée par chaque salarié ?

La loi ne l'exige pas lorsque la charte suit la procédure du règlement intérieur : son opposabilité résulte de cette procédure. Une signature ou un accusé de lecture reste utile pour prouver que le salarié la connaissait. Pour les prestataires et intérimaires, une clause dans le contrat ou une acceptation écrite est conseillée.

L'employeur peut-il lire les e-mails de ses salariés ?

Il peut ouvrir les messages professionnels, présumés tels lorsqu'ils ne sont pas identifiés comme personnels. Il ne peut pas lire les messages identifiés comme personnels, même si l'usage privé est interdit. La charte doit préciser comment identifier un message personnel.

Que faire de l'usage de ChatGPT et des autres outils d'IA ?

Les encadrer plutôt que les ignorer. La charte peut réserver l'usage aux outils validés par l'entreprise, interdire d'y saisir des données personnelles ou confidentielles et imposer une relecture humaine. Une interdiction totale sans alternative est rarement respectée.

Une entreprise de moins de cinquante salariés peut-elle adopter une charte ?

Oui. Le règlement intérieur n'est obligatoire qu'à partir de cinquante salariés, mais une charte qui fixe des règles de discipline reste soumise au même régime de fond et de procédure. Elle doit notamment respecter la proportionnalité et être portée à la connaissance des salariés.

Textes cités

Chaque situation est particulière : les informations présentées sur cette page sont générales et ne remplacent pas un conseil juridique adapté à votre dossier. Le cabinet ne promet aucun résultat ; il s'engage sur les moyens mis en œuvre.

Nos expertises liées en droit du numérique

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Notre équipe

Votre équipe pour rédiger votre charte informatique

Notre équipe est composée de professionnels passionnés et dédiés, chacun expert dans son domaine. De la propriété intellectuelle et du droit numérique au droit des affaires et à la fiscalité.

IP/IT

maitre arnaud touati

Avocat référent

Avocat associé et co-fondateur

Arnaud, avocat associé et co-fondateur du cabinet Hashtag Avocats, dirige le pôle Contractuel IP-IT.

Son domaine d’expertise englobe les questions relatives à l’entrepreneuriat, au droit du numérique, au droit des données personnelles, ainsi qu’au droit du Web3.

Avant de fonder Hashtag Avocats en 2015, Arnaud a pratiqué le droit des affaires dans de nombreux cabinets d’avocats anglo-saxons à Paris, de grandes banques d’affaires, mais également au sein de structures de taille intermédiaire. Sa passion pour la technologie l’a naturellement conduit à fonder Hashtag Avocats avec Harry Allouche, dans le but de développer une expertise rare dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la protection des données (RGPD, éthique), et surtout de la blockchain (ICO/STO, NFT, Web 3.0).

Arnaud est également membre de l’incubateur du Barreau de Paris. Il enseigne à l’École de Formation du Barreau et dans plusieurs écoles de commerce renommées. Il participe également à de nombreux workshops et événements au sein de l’écosystème des startups.

Elise hausherr

# Elise Hausherr

Avocate collaboratrice au sein du pôle Contractuel IP-IT

Elise exerce en tant qu’avocate collaboratrice au sein du pôle Contractuel IP-IT.

Son domaine d’expertise englobe les questions relatives au droit des données personnelles, au droit du numérique et au droit du Web3.

Elise a suivi une double formation droit des affaires / école de commerce. Avant de rejoindre Hashtag Avocats en 2021, Elise a cumulé huit années d’expérience au sein d’une grande société de conseil en technologies. Pendant cette période, elle a dirigé des projets de transformation complexes pour de grandes entreprises françaises et internationales opérant dans le secteur industriel. Aujourd’hui, elle accompagne les clients en résolvant leurs problématiques juridiques tout en apportant son expertise opérationnelle. Depuis son arrivée au cabinet, Elise a développé les pôles Fintech/Blockchain/NFT et RGPD. Elle a également mis en place des outils internes afin d’améliorer les processus du cabinet.

Nathan benzacken

# Nathan Benzacken

Avocat dans le domaine de la propriété intellectuelle et du droit numérique

Nathan exerce en tant qu’avocat collaborateur au sein du pôle Contractuel IP-IT.

Son domaine d’expertise englobe les questions relatives au droit du numérique et de la propriété intellectuelle. Son expérience s’est enrichie au sein de services juridiques, notamment dans le domaine de l’audiovisuel et du cinéma, ainsi qu’au sein de cabinets d’avocats traitant du droit d’auteur, du droit des marques, du droit de la consommation, du droit des données personnelles et du droit de la presse.

Passionné par les évolutions constantes et les défis sans cesse renouvelés du numérique, Nathan a, depuis son arrivée au cabinet, élargi ses compétences en intégrant le droit des crypto-actifs et de la blockchain dans son domaine de compétence.

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