#Avocat cyberattaque : accompagnement des entreprises

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Sommaire

L'essentiel

  • Une cyberattaque appelle une double qualification : atteinte au système d'information (articles 323-1 à 323-3 du Code pénal) et, si des données personnelles sont touchées, violation de données au sens du RGPD.
  • La notification à la CNIL intervient dans les meilleurs délais et, si possible, sous 72 heures après la prise de connaissance, lorsqu'un risque existe (article 33 du RGPD).
  • Pour préserver l'indemnisation d'assurance cyber, l'entreprise dépose plainte au plus tard 72 heures après avoir eu connaissance de l'atteinte (article L. 12-10-1 du Code des assurances).
  • Le paiement d'une rançon est déconseillé par l'ANSSI et Cybermalveillance.gouv.fr ; il n'est pas interdit en soi, mais peut exposer l'entreprise aux régimes de sanctions européens.
  • L'avocat organise la réponse juridique ; l'investigation et la remédiation techniques relèvent d'experts spécialisés indépendants.

Un avocat cyberattaque organise la réponse juridique de l'entreprise attaquée : qualification des faits, notifications obligatoires, dépôt de plainte, mobilisation de l'assurance et sécurisation des contrats. Il intervient dès l'alerte, en coordination avec les experts techniques, puis prépare les recours. Hashtag Avocats, cabinet de droit du numérique à Paris, accompagne les entreprises à chaque étape de la gestion juridique d'une cyberattaque.

Cette page détaille le parcours de crise de l'entreprise victime. Pour la prévention du risque et la vue d'ensemble de nos interventions, consultez notre page avocat cybersécurité ; pour l'anticipation réglementaire des secteurs essentiels, notre avocat NIS2 suit la transposition de la directive.

Qualifier juridiquement l'attaque, une étape déterminante

La qualification des faits commande toute la suite : obligations, délais, interlocuteurs, recours. Le Code pénal réprime l'accès ou le maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données de 3 ans d'emprisonnement et 100 000 € d'amende, portés à 5 ans et 150 000 € en cas de suppression ou de modification de données (article 323-1). L'entrave au fonctionnement du système – typique d'un rançongiciel – expose son auteur à 5 ans et 150 000 € (article 323-2), tout comme l'extraction ou la transmission frauduleuse de données (article 323-3).

Si l'attaque a touché des données personnelles – fichiers clients, données salariés, identifiants –, un second régime s'ajoute : celui de la violation de données du RGPD. Les deux qualifications se cumulent fréquemment. Nous analysons les premiers constats techniques pour déterminer quelles obligations pèsent sur votre entreprise, dans quels délais et envers qui.

Les obligations immédiates de l'entreprise attaquée

Documenter l'incident et préserver les preuves

L'article 33.5 du RGPD impose de documenter en interne toute violation de données, y compris celles qui ne seront pas notifiées : faits, effets, mesures prises. Cette documentation servira face à la CNIL, à l'assureur et au juge. Elle suppose de préserver les journaux et les traces avant toute restauration des systèmes. Pour un déroulé opérationnel des premiers réflexes, consultez notre article cyberattaque : que faire dans les premières heures.

Notifier la CNIL et informer les personnes concernées

La notification à la CNIL n'est pas systématique : elle s'impose si la violation est susceptible d'engendrer un risque pour les personnes, dans les meilleurs délais et, si possible, sous 72 heures après la prise de connaissance (article 33 du RGPD). Elle peut être échelonnée si toutes les informations ne sont pas disponibles immédiatement. L'information des personnes concernées obéit à un seuil distinct : le risque élevé (article 34). Le sous-traitant victime, lui, alerte le responsable de traitement dans les meilleurs délais. Notre page avocat violation de données personnelles détaille ces obligations.

Déposer plainte sous 72 heures : la condition de l'assurance

Depuis la loi LOPMI, l'article L. 12-10-1 du Code des assurances subordonne le versement de l'indemnité couvrant les pertes causées par une atteinte au système à un dépôt de plainte au plus tard 72 heures après la connaissance de l'atteinte. Cette condition vise les professionnels, personnes morales ou physiques. Attention : ce délai est distinct de celui de la notification CNIL – autre destinataire, autre objet, même point de départ pratique. La plainte déclenche aussi l'action publique et matérialise votre statut de victime.

Ransomware : que dit le droit quand une rançon est exigée ?

Le rançongiciel constitue une entrave au fonctionnement du système, réprimée par l'article 323-2 du Code pénal, souvent doublée d'une exfiltration de données. L'ANSSI et Cybermalveillance.gouv.fr recommandent de ne pas payer la rançon : aucune garantie de récupération, divulgation possible malgré le paiement, financement de la criminalité. Le paiement n'est pas, en soi, interdit par la loi française, mais il peut exposer l'entreprise à un risque au regard des mesures restrictives européennes si le bénéficiaire est une personne ou entité listée.

Cette décision engage la direction : elle se prend avec un éclairage juridique complet, en lien avec l'assureur et les autorités. Nous analysons les enjeux dans notre article ransomware : faut-il payer la rançon ?

Assureur, prestataires, contrats : mobiliser vos leviers

Déclarer le sinistre à l'assureur

La déclaration de sinistre obéit à la police souscrite : délais contractuels, périmètre garanti, exclusions, obligations de coopération. Nous relisons vos garanties, préparons la déclaration et veillons à la cohérence entre vos déclarations à l'assureur, à la CNIL et aux autorités. Une contradiction entre ces récits fragiliserait votre position en cas de refus de garantie.

Prestataires informatiques et sous-traitants

Si l'attaque transite par un prestataire – hébergeur, infogéreur, éditeur SaaS –, ses obligations contractuelles entrent en jeu. L'article 28.3 f) du RGPD impose au sous-traitant d'aider le responsable de traitement à respecter ses obligations de sécurité et de notification. Nous auditons les contrats concernés, adressons les mises en demeure utiles et préservons vos recours en responsabilité. Ces actions se préparent dès la crise, notamment par la conservation des preuves : notre page avocat contentieux cyber présente ces procédures.

Communiquer pendant la crise sans créer de nouveaux risques

Clients, partenaires, salariés, presse : chaque prise de parole engage l'entreprise. La communication doit rester cohérente avec la notification CNIL et l'information des personnes concernées – laquelle peut prendre la forme d'une communication publique lorsque l'information individuelle exigerait des efforts disproportionnés (article 34.3 du RGPD). La CNIL alerte par ailleurs sur les arnaques qui ciblent les victimes de violations, comme les faux organismes proposant de « supprimer » les données volées : informer vos interlocuteurs de ces risques secondaires fait partie d'une réponse maîtrisée.

Pendant la crise : qui fait quoi entre l'avocat et les experts techniques

Un avocat ne mène ni investigation numérique, ni confinement, ni restauration d'infrastructure. Ces missions relèvent d'experts techniques indépendants, avec lesquels nous coordonnons notre intervention pendant toute la crise :

Ce que fait l'avocatCe que font les experts techniques
Qualification juridique des faits et des responsabilitésInvestigation numérique et analyse de la compromission
Notification CNIL, information des personnes, dépôt de plainteConfinement, éradication et restauration des systèmes
Déclaration à l'assureur et suivi de la garantiePréservation technique des traces et journaux
Mises en demeure, recours contre les prestataires, cadrage de la communicationDurcissement des infrastructures après l'incident

FAQ : avocat cyberattaque

Quelles sont les conséquences d'une cyberattaque pour l'entreprise ?

Au-delà de l'interruption d'activité, l'attaque déclenche des obligations juridiques : documentation interne, notification éventuelle à la CNIL, information des personnes concernées, plainte sous 72 heures pour les professionnels assurés. Elle peut ensuite générer des contentieux : recours contre un prestataire, discussion avec l'assureur, réclamations de clients ou de salariés.

Qui contacter en cas de ransomware ?

Sur le plan technique, des experts en réponse à incident ; Cybermalveillance.gouv.fr oriente les entreprises vers des prestataires référencés. Sur le plan juridique, un avocat pour organiser la plainte, les notifications et la relation avec l'assureur. Le dépôt de plainte dans les 72 heures conditionne l'indemnisation des professionnels assurés.

Faut-il payer la rançon ?

L'ANSSI et Cybermalveillance.gouv.fr recommandent de ne pas payer : aucune garantie de récupération et financement de la criminalité. Le paiement n'est pas interdit en soi par la loi française, mais il devient illicite si le bénéficiaire est visé par les mesures restrictives européennes. La décision mérite une analyse juridique préalable, au cas par cas.

Quel est le délai pour déposer plainte après une cyberattaque ?

Pour préserver l'indemnisation d'assurance cyber, les professionnels déposent plainte au plus tard 72 heures après avoir eu connaissance de l'atteinte (article L. 12-10-1 du Code des assurances). Le point de départ est la connaissance de l'attaque, pas l'attaque elle-même. Au-delà, la plainte reste possible, mais l'indemnité d'assurance est compromise.

L'entreprise victime peut-elle être sanctionnée par la CNIL ?

Être attaqué n'est pas une faute en soi. La CNIL sanctionne en revanche les manquements à l'obligation de sécurité de l'article 32 du RGPD révélés par l'attaque, comme l'ont montré les sanctions prononcées en janvier 2026 contre Free (42 millions d'euros au total) et France Travail (5 millions d'euros). D'où l'importance de documenter les mesures prises, avant et après l'incident.

Sources officielles

  • Articles 323-1 à 323-3 du Code pénal (atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données) : Légifrance
  • Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), articles 28, 32, 33 et 34 : texte consolidé sur EUR-Lex
  • Article L. 12-10-1 du Code des assurances (loi n° 2023-22 du 24 janvier 2023) : Légifrance
  • Fiche réflexe rançongiciels : Cybermalveillance.gouv.fr
  • Guide « Attaques par rançongiciels, tous concernés » (ANSSI-DACG) : messervices.cyber.gouv.fr
  • Mesures restrictives européennes contre les cyberattaques (règlement (UE) 2019/796) : DG Trésor
  • CNIL, sanctions Free et Free Mobile du 13 janvier 2026 : cnil.fr
  • CNIL, sanction France Travail du 22 janvier 2026 : cnil.fr
  • CNIL, alerte « Vigilance » sur les arnaques visant les victimes de violations (24 juin 2026) : cnil.fr

État du droit en vigueur au 21 août 2026. Ce contenu présente une information générale et ne constitue pas une consultation juridique. Chaque situation est particulière : contactez notre équipe pour exposer votre situation.

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Les données ci-dessus sont recueillies par le cabinet HASHTAG AVOCATS afin de traiter et suivre votre demande de contact. Pour en savoir plus sur la gestion de vos données à caractère personnel et pour exercer vos droits, vous pouvez vous reportez à notre politique de confidentialité.

Notre équipe
Des experts passionnés

Notre équipe est composée de professionnels passionnés et dédiés, chacun expert dans son domaine. De la propriété intellectuelle et du droit numérique au droit des affaires et à la fiscalité.

IP/IT

maitre arnaud touati

# Arnaud Touati

Avocat associé et co-fondateur

Arnaud, avocat associé et co-fondateur du cabinet Hashtag Avocats, dirige le pôle Contractuel IP-IT.

Son domaine d’expertise englobe les questions relatives à l’entrepreneuriat, au droit du numérique, au droit des données personnelles, ainsi qu’au droit du Web3.

Avant de fonder Hashtag Avocats en 2015, Arnaud a pratiqué le droit des affaires dans de nombreux cabinets d’avocats anglo-saxons à Paris, de grandes banques d’affaires, mais également au sein de structures de taille intermédiaire. Sa passion pour la technologie l’a naturellement conduit à fonder Hashtag Avocats avec Harry Allouche, dans le but de développer une expertise rare dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la protection des données (RGPD, éthique), et surtout de la blockchain (ICO/STO, NFT, Web 3.0).

Arnaud est également membre de l’incubateur du Barreau de Paris. Il enseigne à l’École de Formation du Barreau et dans plusieurs écoles de commerce renommées. Il participe également à de nombreux workshops et événements au sein de l’écosystème des startups.

Elise hausherr

# Elise Hausherr

Avocate collaboratrice au sein du pôle Contractuel IP-IT

Elise exerce en tant qu’avocate collaboratrice au sein du pôle Contractuel IP-IT.

Son domaine d’expertise englobe les questions relatives au droit des données personnelles, au droit du numérique et au droit du Web3.

Elise a suivi une double formation droit des affaires / école de commerce. Avant de rejoindre Hashtag Avocats en 2021, Elise a cumulé huit années d’expérience au sein d’une grande société de conseil en technologies. Pendant cette période, elle a dirigé des projets de transformation complexes pour de grandes entreprises françaises et internationales opérant dans le secteur industriel. Aujourd’hui, elle accompagne les clients en résolvant leurs problématiques juridiques tout en apportant son expertise opérationnelle. Depuis son arrivée au cabinet, Elise a développé les pôles Fintech/Blockchain/NFT et RGPD. Elle a également mis en place des outils internes afin d’améliorer les processus du cabinet.

Nathan benzacken

# Nathan Benzacken

Avocat dans le domaine de la propriété intellectuelle et du droit numérique

Nathan exerce en tant qu’avocat collaborateur au sein du pôle Contractuel IP-IT.

Son domaine d’expertise englobe les questions relatives au droit du numérique et de la propriété intellectuelle. Son expérience s’est enrichie au sein de services juridiques, notamment dans le domaine de l’audiovisuel et du cinéma, ainsi qu’au sein de cabinets d’avocats traitant du droit d’auteur, du droit des marques, du droit de la consommation, du droit des données personnelles et du droit de la presse.

Passionné par les évolutions constantes et les défis sans cesse renouvelés du numérique, Nathan a, depuis son arrivée au cabinet, élargi ses compétences en intégrant le droit des crypto-actifs et de la blockchain dans son domaine de compétence.

Corporate

Harry allouche

# Harry Allouche

Avocat associé et co-fondateur

Harry, avocat associé et co-fondateur du cabinet Hashtag Avocats, dirige le pôle Corporate/Tax.

Son domaine d’expertise englobe les questions relatives à l’entrepreneuriat, au droit des affaires, ainsi qu’au droit du numérique. Avant de fonder Hashtag Avocats en 2015, Harry a cumulé des expériences à Paris et à Montréal en droit des affaires, travaillant au sein de divers cabinets d’avocats
et structures de taille intermédiaire. Sa passion pour le droit des affaires et les nouvelles technologies l’a conduit à cofonder Hashtag Avocats avec Arnaud Touati, dans le but de développer une expertise rare et complète dans ces domaines. Harry dispense également des cours dans plusieurs universités et écoles de commerce prestigieuses, abordant des sujets tels que le droit des sociétés, l’entrepreneuriat, ainsi que le droit du commerce électronique et de l’économie numérique. Il participe également à de nombreux workshops et événements dans l’écosystème des startups.

Ambrine durand

# Ambrine Durand

Avocat en droit des affaires et fiscalité

Ambrine exerce en tant qu’avocate collaboratrice au sein du pôle Corporate/Tax.

Elle intervient dans tous les domaines de la fiscalité des entreprises et possède une expertise particulière en matière de fiscalité des transactions internationales et des restructurations.

Depuis son inscription au Barreau de New York, Ambrine a développé des compétences dans le domaine de la fiscalité au sein de divers cabinets d’avocats parisiens. Depuis son arrivée au sein du cabinet Hashtag Avocats, Ambrine apporte une perspective éclairée sur les opérations de restructuration, élargissant ses compétences aux entreprises évoluant dans le domaine du Web3.

Eren erdogan

# Eren Erdogan

Juriste corporate fiscal

Eren exerce en tant que juriste collaborateur au sein du pôle Corporate/Tax.

Il intervient dans tous les domaines de la fiscalité des entreprises et a pris part à de nombreuses missions de conseils et de contrôles fiscaux impliquant des groupes sur leurs problématiques françaises et internationales.

Fort de six années d’expérience en droit des sociétés et en droit fiscal, Eren s’est spécialisé dans des domaines clés tels que la restructuration de sociétés et les levées de fonds. Depuis son arrivée au sein du cabinet Hashtag Avocats en 2023, Eren a acquis une expertise dans la tokenisation immobilière et la tokenisation en equity afin de répondre aux besoins en constante évolution des entreprises du Web3.

Office Manager

Leslie mpembele

# Leslie Mpembele

Assistante juridique

Leslie est Office Manager au sein du cabinet.

Leslie est en charge de la gestion complète des aspects administratifs du cabinet, ce qui englobe la supervision des aspects comptables, de la facturation, des ressources humaines, des services généraux. Son expérience et sa formation en tant qu’assistante juridique lui permettent aujourd’hui de saisir directement les problématiques des clients et de les orienter vers les pôles Contractuel IP/IT et Corporate/Tax.
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