Votre situation et vos risques
Vous dirigez une entreprise profitable et devez décider comment rémunérer votre contribution : via un salaire (déductible pour l'entreprise, soumis aux cotisations sociales) ou un dividende (non déductible, exonéré de cotisations sociales pour une partie).
Un salaire trop élevé augmente votre charge de cotisations sociales (45 % du montant) et réduit votre trésorerie. Un dividende trop élevé vous expose à une imposition personnelle élevée (jusqu'à 50 %).
Une rémunération mal étudiée crée des contentieux avec l'administration : redressement du salaire en raison d'excessivité, requalification de dividendes en charge non déductible, contentieux sur la déductibilité.
L'administration fiscale conteste les rémunérations qu'elle juge excessives : un salaire supérieur aux normes du secteur peut être requalifié partiellement en distribution de dividendes. Cette requalification augmente votre charge de cotisations sociales.
La rémunération est un élément clé de votre plan financier personnel. Vous devez l'optimiser selon votre situation fiscale, vos objectifs de trésorerie et vos projets patrimoniaux.
Le cadre juridique applicable
La rémunération du dirigeant est libre en droit, mais soumise au contrôle de l'administration fiscale qui s'oppose aux excessivités manifestes.
Un salaire doit correspondre à des fonctions réelles et une rémunération comparable aux salaires du marché. L'administration peut contester un salaire supérieur de 30 % aux normes du secteur.
Les dividendes sont soumis à l'imposition personnelle selon le régime des revenus de capitaux mobiliers (intégration au revenu net global ou prélèvement forfaitaire non libératoire de 24 %).
Le CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) a été remplacé par une exonération de cotisations patronales de 6 % sur les salaires jusqu'à 1.5 SMIC. Cette exonération peut être intégrée dans une stratégie d'optimisation.
Les cotisations sociales du dirigeant peuvent être calculées sur un minimum (SMIC pour un TNS) ou sur les revenus réels. Le choix du calcul du minimum peut réduire votre charge de 20 à 30 %.
Notre intervention
Nous analysez votre situation financière et personnelle : résultats de l'entreprise, situation patrimoniale, besoins de trésorerie, objectifs imposables.
Nous structurez votre rémunération : recommandation sur le split salaire/dividende optimal, justificatif du salaire selon les normes du marché.
Nous réalisons une projection fiscale : simulation de différents scénarios de rémunération, comparaison des charges totales (impôt + cotisations).
Nous étudions les mécanismes spéciaux : CICE, exonérations de cotisations, régimes spéciaux pour certains secteurs.
Nous documentons votre rémunération : benchmark de marché, justificatif de la rémunération dans le fonctionnement de l'entreprise, comparaison avec les rémunérations du secteur.
Nous assurez le suivi : mise à jour annuelle de votre stratégie de rémunération, adaptation aux changements législatifs et à votre situation personnelle.
Vos enjeux financiers
Une structuration optimale de votre rémunération réduit votre charge totale (impôt + cotisations) de 10 à 25 %. Pour un revenu annuel de 100 k EUR, cela représente 10 à 25 k EUR d'économies.
Un salaire bien justifié et documenté crédibilise votre position en cas de contrôle fiscal. L'administration ne peut contester qu'un salaire excessif manifeste.
Une rémunération flexible vous permet d'adapter votre imposition personnelle selon vos objectifs : augmenter le dividende en année haute pour lisser votre imposition, réduire le salaire en année creuse.
Une stratégie de long-terme de rémunération facilite votre planification patrimoniale : accumulation de patrimoine personnel, constitution de réserves, implication de votre conjoint.