Votre situation et vos risques
Vous avez créé une architecture multi-entités : plusieurs filiales, chacune opérant dans un secteur ou une géographie spécifique. Vous contrôlez l'ensemble via une holding ou une société mère.
Une architecture mal structurée crée une exposition fiscale importante : prix de transfert contestés, requalification de charges en dividendes, manque de conformité aux obligations consolidation.
Vous devez maîtriser les flux intra-groupe : prix de transfert (coûts internes facturés entre filiales), conditions de prêts inter-filiales, remboursements de coûts partagés. Chaque flux doit respecter le principe d'indépendance pour survivre à un contrôle fiscal.
Une concentration du contrôle au niveau de la mère sans documentation claire des relations crée l'apparence d'une fusion de fait ou d'une réalité économique intégrée. Cette intégration de facto expose le groupe à une rectification fiscale.
La responsabilité de la mère peut être engagée par les fautes des filiales en cas de contrôle effectif. Vous devez documenter l'indépendance opérationnel de chaque filiale malgré votre contrôle actionnaire.
Le cadre juridique applicable
La structure de groupe repose sur les règles du Code du commerce régissant les SA, SARL, SAS et les relations actionnariales.
Les prix de transfert sont régis par l'article 57 du Code général des impôts. Les transferts doivent s'effectuer à un prix comparable à celui du marché pour des transactions indépendantes.
L'intégration fiscale est possible sous le régime de la consolidation (groupe de sociétés implosé au niveau fiscal). Cette consolidation doit respecter des conditions de pourcentage et d'ancienneté.
La responsabilité de la mère pour les dettes des filiales est limitée au montant de son investissement dans la filiale. Mais la responsabilité peut être engagée si la mère a commis une faute dans la gestion ou le contrôle de la filiale.
Les conventions intra-groupe (prêts, louages, achats/ventes inter-filiales) doivent respecter les formes et les termes de marché pour éviter des rectifications fiscales.
Notre intervention
Nous structurons votre architecture de groupe : hiérarchie de holding, répartition des activités par filiale, stratégie de contrôle et de performance.
Nous optimisons fiscalement l'architecture : étude des régimes de consolidation, des mécanismes de péréquation, des stratégies de localisation de résultats.
Nous documentons les prix de transfert : benchmark de marché, justificatif de la conformité aux standards OCDE, documentation de support pour éventuels contrôles.
Nous structurez les conventions intra-groupe : conditions de taux d'intérêt pour les prêts inter-filiales, conditions de facturation pour les services partagés, conditions d'acquisition intra-groupe.
Nous pilotent la consolidation fiscale si applicable : études d'éligibilité, demandes d'agrément, gestion de la clôture annuelle.
Nous assurez le suivi fiscal et légal : déclarations de prix de transfert, fiches d'identification des filiales, respect des structures autorisées par la loi.
Vos enjeux financiers
Une architecture optimisée réduit votre exposition fiscale de 15 à 40 % selon la complexité et le secteur. Les mécanismes de consolidation et de péréquation créent des économies fiscales massives.
Une documentation exhaustive des prix de transfert protège votre architecture contre les redressements fiscaux. Un redressement de prix de transfert peut coûter plusieurs millions en rattrapage d'impôts et pénalités.
Une structure claire de groupe crédibilise votre position auprès des banques et des investisseurs. Une architecture transparente facilite le financement et la levée de capital.
Una séparation nette des entités préserve votre responsabilité limitée aux niveaux appropriés. Vous évitez une exposition de mère pour les dettes d'une filiale subsidiaire.