Un avocat en droit des affaires conseille l'entreprise dans ses relations avec ses clients, ses fournisseurs, ses distributeurs et ses concurrents, et la défend lorsqu'un litige éclate. Concrètement, il rédige vos conditions générales et vos contrats, négocie avec vos partenaires, sécurise vos encaissements et conduit les procédures devant le tribunal. Hashtag Avocats accompagne à Paris les dirigeants et directeurs financiers de TPE, de PME et d'ETI qui vendent et achètent entre professionnels.
Le pôle Corporate/Tax, dirigé par Me Harry Allouche, associé cofondateur, coordonne ces dossiers avec le pôle Contractuel de Me Arnaud Touati. Les litiges commerciaux sont suivis notamment par Me Nathan Benzacken. La négociation d'un contrat jusqu'à dix heures de travail est proposée à 3 000 € HT, un référé de première instance au même montant. Pour exposer votre dossier, réservez un diagnostic de 30 minutes offert.
Ce que recouvre le droit des affaires
Le droit des affaires réunit les règles qui s'appliquent à l'activité économique des entreprises. Il comprend le droit commercial, le droit des contrats, le droit de la concurrence, le droit des sociétés, une partie du droit fiscal et la propriété intellectuelle. Son noyau historique reste l'acte de commerce : achat pour revendre, opérations de banque, entreprises de fournitures, intermédiation (article L. 110-1 du Code de commerce).
Cette qualification a des effets concrets. Entre commerçants, l'acte de commerce se prouve par tout moyen, courriels et échanges compris (article L. 110-3). Les obligations nées du commerce se prescrivent par cinq ans (article L. 110-4). Les litiges entre commerçants ou sociétés commerciales relèvent du tribunal de commerce (article L. 721-3).
| Votre question | Matière concernée | Qui s'en charge au cabinet |
|---|---|---|
| Rédiger vos conditions générales, un contrat-cadre, un contrat de distribution | Droit des contrats et droit commercial | Pôles Corporate/Tax et Contractuel |
| Faire payer un client, contester une rupture de relation | Droit commercial et pratiques restrictives | Pôle Corporate/Tax, avocats contentieux |
| Statuts, associés, cession de parts | Droit des sociétés | Pôle Corporate/Tax |
| Marque, logiciel, données personnelles | Propriété intellectuelle et numérique | Pôle Contractuel IP-IT |
| Contrôle fiscal, structuration | Droit fiscal | Pôle Corporate/Tax |
Pour tout ce qui touche à l'organisation de la société elle-même, consultez notre page avocat en droit des sociétés.
Les situations qui vous amènent
- Un client important règle ses factures à 90 jours et vous n'osez pas appliquer les pénalités de retard.
- Votre principal donneur d'ordre réduit fortement ses commandes, sans préavis, après huit ans de relation.
- Un distributeur exige une exclusivité territoriale et des remises que vos conditions générales ne prévoient pas.
- Votre agent commercial quitte le réseau et réclame une indemnité de fin de contrat.
- Un ancien salarié démarche vos clients avec vos fichiers et vos tarifs.
- Vous recevez une assignation devant le tribunal de commerce et l'audience a lieu dans trois semaines.
Ce que nous faisons
- Rédaction et mise à jour des conditions générales de vente et d'achat, des contrats-cadres et des conventions annuelles.
- Négociation des contrats importants, face au juriste ou à l'avocat de votre partenaire.
- Recouvrement : mise en demeure, injonction de payer, référé-provision, mesures conservatoires.
- Contentieux commercial : rupture brutale, concurrence déloyale, inexécution de contrat, litiges entre associés.
- Audit de vos pratiques commerciales avant un contrôle de la DGCCRF.
- Accompagnement continu dans le cadre d'un abonnement juridique.
Vendre à d'autres professionnels : conditions générales et négociation
Vos conditions générales de vente doivent être communiquées à tout acheteur professionnel qui les demande. Elles constituent le socle unique de la négociation commerciale. Le défaut de communication est puni d'une amende administrative de 15 000 € pour une personne physique, 75 000 € pour une personne morale (article L. 441-1 du Code de commerce).
Avec un distributeur, la négociation aboutit à une convention écrite. Elle est conclue pour un, deux ou trois ans, au plus tard le 1er mars. Lorsqu'elle dure plus d'un an, elle prévoit une clause de révision du prix (article L. 441-3). Les autres contrats restent soumis au droit commun. Les parties doivent les négocier, les conclure et les exécuter de bonne foi (article 1104 du Code civil). Pour la rédaction de vos accords B2B, notre page dédiée aux contrats commerciaux entre entreprises détaille les clauses sensibles.
Être payé à temps
À défaut de clause, le délai de paiement entre professionnels est de trente jours après la réception des marchandises ou l'exécution de la prestation. Le contrat ne peut pas dépasser soixante jours après la date d'émission de la facture, ou quarante-cinq jours fin de mois expressément stipulés (article L. 441-10 du Code de commerce). Les pénalités de retard sont exigibles dès le lendemain de l'échéance, sans rappel. Leur taux est celui de la BCE majoré de dix points, sans pouvoir être inférieur à trois fois le taux d'intérêt légal.
Chaque facture payée en retard ouvre droit en outre à une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement (article D. 441-5). Le client qui dépasse les délais légaux s'expose à une amende administrative. Elle peut atteindre 2 M€ pour une personne morale et double en cas de réitération sous deux ans (article L. 441-16). Le respect des délais est donc aussi un sujet de conformité pour vos propres achats.
Lorsqu'un client ne paie pas, la mise en demeure fait courir les intérêts moratoires au taux légal (article 1344-1 du Code civil). Si la créance n'est pas sérieusement contestable, le président du tribunal de commerce peut accorder une provision en référé (article 873 du Code de procédure civile). Cette voie rapide évite souvent une procédure au fond de plusieurs mois.
Rupture d'une relation commerciale établie
Mettre fin brutalement à une relation commerciale établie, même partiellement, sans préavis écrit suffisant engage la responsabilité de son auteur. Le préavis tient compte notamment de la durée de la relation. Dans sa version en vigueur depuis le 20 août 2026 (loi n° 2026-796), le texte vise expressément une réduction substantielle des volumes de commandes pendant une négociation. Un préavis de dix-huit mois écarte la responsabilité au titre de la durée du préavis (article L. 442-1 du Code de commerce).
Le même article sanctionne le fait de soumettre un partenaire à des obligations créant un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties. L'action peut être engagée par la victime, mais aussi par le ministère public, le ministre de l'économie ou le président de l'Autorité de la concurrence (article L. 442-4). Côté auteur de la rupture, nous calibrons le préavis et la lettre de notification ; côté victime, nous chiffrons la marge perdue pendant le préavis manquant.
Agents commerciaux et distributeurs
L'agent commercial est un mandataire indépendant chargé de négocier, voire de conclure, au nom de l'entreprise (article L. 134-1 du Code de commerce). À la fin du contrat, il a droit à une indemnité compensatrice, sauf faute grave ou départ à son initiative (articles L. 134-12 et L. 134-13). Sa clause de non-concurrence ne peut dépasser deux ans et doit être limitée au secteur et à la clientèle confiés (article L. 134-14). Ces règles sont détaillées sur notre page consacrée au contrat et au statut d'agent commercial.
Pour un réseau de distribution, le droit de la concurrence encadre les clauses. L'exemption européenne des accords verticaux suppose que le fournisseur et l'acheteur ne dépassent pas 30 % de part de marché. Imposer un prix de revente minimal reste une restriction caractérisée, alors qu'un prix maximal ou conseillé est admis (règlement (UE) 2022/720).
Protéger ce qui fait la valeur de l'entreprise
Vos fichiers clients, vos méthodes et vos conditions tarifaires peuvent relever du secret des affaires. La protection suppose trois éléments : une information non aisément accessible, une valeur commerciale liée à ce secret et des mesures de protection raisonnables (article L. 151-1 du Code de commerce). Sans clauses de confidentialité ni contrôle des accès, la protection tombe. La marque, elle, ne se protège que par un dépôt ; voir notre page avocat en droit des marques.
Concurrence déloyale et parasitisme
La concurrence est libre, mais pas par tous les moyens. Le débauchage massif de salariés, le dénigrement d'un produit, la confusion entretenue avec une marque voisine ou l'exploitation des fichiers d'un concurrent engagent la responsabilité de leur auteur sur le fondement de la faute (article 1240 du Code civil). La victime n'a pas à démontrer l'existence de son préjudice : la Cour de cassation juge qu'un préjudice, fût-il seulement moral, s'infère nécessairement d'un acte de concurrence déloyale (Cass. com., 12 février 2020, n° 17-31.614).
Le parasitisme vise celui qui se place dans le sillage d'une autre entreprise pour profiter de ses efforts, de son savoir-faire ou de ses investissements. La victime doit identifier la valeur économique qu'elle a créée et montrer la volonté de l'autre de s'en approprier les fruits (Cass. com., 26 juin 2024, n° 23-13.535). La preuve se prépare avant d'agir : constats, captures datées, témoignages de clients, comparaison des documents commerciaux. Lorsque les pièces sont détenues par l'adversaire, une mesure d'instruction ordonnée sur requête permet de les obtenir avant le procès (article 145 du Code de procédure civile).
Quand le litige survient
Le tribunal de commerce juge les litiges entre commerçants et entre sociétés commerciales, et les parties peuvent convenir d'un arbitrage (article L. 721-3 du Code de commerce). Depuis le 1er janvier 2025, douze tribunaux, dont celui de Paris, expérimentent pour quatre ans le tribunal des activités économiques (loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023, article 26). La procédure y est orale (article 860-1 du Code de procédure civile), ce qui n'empêche pas de préparer des conclusions écrites et un dossier de pièces complet.
Nous commençons par évaluer le dossier, les preuves disponibles et le coût de la procédure au regard de l'enjeu. Une négociation encadrée par les avocats suffit parfois à régler le différend. À défaut, nous engageons l'action la plus adaptée : référé, injonction de payer ou procédure au fond. Notre page avocat en litige commercial décrit les étapes de la phase amiable jusqu'au jugement.
Jeunes entreprises et opérations sur le capital
Le droit des affaires d'une start-up a ses priorités : propriété du code et de la marque, conditions générales de la plateforme, premiers contrats clients, levée de fonds. Ces sujets sont regroupés sur notre page avocat pour start-up. Les acquisitions, cessions et réorganisations de groupe relèvent de notre pratique d'avocat corporate à Paris, avec des forfaits dédiés.
Déroulé de notre intervention
- Diagnostic de 30 minutes offert, puis vérification de conflit d'intérêts sous un jour ouvré.
- Avocat en charge, suppléant et délai annoncés sous un jour ouvré.
- Analyse des contrats, factures et échanges, et note sur vos options.
- Rédaction ou négociation, ou mise en demeure lorsque le litige est né.
- Procédure si nécessaire, avec un budget annoncé par étape.
Honoraires
Chaque dossier fait l'objet d'une convention d'honoraires écrite signée avant le début du travail. La négociation d'un contrat jusqu'à dix heures est proposée à 3 000 € HT. Un référé de première instance coûte 3 000 € HT, une procédure au fond de première instance de 8 000 à 15 000 € HT. Pour un suivi régulier, l'abonnement entreprises démarre à 890 € HT par mois sur douze mois ; des packs d'heures prépayées existent aussi. Tous les montants figurent sur la page tarifs du cabinet.
Chaque situation est particulière : cette page décrit le cadre général et ne remplace pas l'analyse de votre dossier.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un avocat en droit des affaires ?
C'est un avocat qui conseille et défend les entreprises dans leur activité économique. Il intervient sur les contrats, les relations commerciales, la concurrence, les sociétés et les litiges entre professionnels. Il peut plaider devant le tribunal de commerce comme devant les autres juridictions.
Quelles sont les missions d'un avocat d'affaires ?
Rédiger et négocier les contrats, sécuriser les conditions de vente et de paiement, conseiller le dirigeant avant une décision engageante, et conduire les contentieux. Une partie du travail est préventive : un contrat bien rédigé coûte moins cher qu'un procès.
Combien coûte un avocat en droit des affaires ?
Les honoraires sont fixés par une convention écrite avant toute intervention. Au cabinet, la négociation d'un contrat jusqu'à dix heures coûte 3 000 € HT et un référé de première instance 3 000 € HT. Un abonnement à partir de 890 € HT par mois couvre le conseil courant.
Quelle différence entre droit des affaires et droit commercial ?
Le droit commercial régit les commerçants et les actes de commerce. Le droit des affaires est plus large. Il englobe le droit commercial, le droit des sociétés, le droit de la concurrence, une partie du droit fiscal et la propriété intellectuelle.
Quel est le délai de paiement maximal entre entreprises ?
Sans clause, trente jours après la livraison ou la prestation. Par contrat, soixante jours après la date de la facture ou quarante-cinq jours fin de mois au plus. Le retard ouvre droit à des pénalités et à une indemnité de 40 € par facture.
Quel tribunal juge un litige entre deux sociétés ?
Le tribunal de commerce, appelé tribunal des activités économiques dans les juridictions de l'expérimentation, dont Paris. Les parties peuvent aussi prévoir un arbitrage. Une clause qui désigne un tribunal territorialement compétent n'est valable qu'entre commerçants et si elle est très apparente (article 48 du Code de procédure civile).
Accompagnez-vous les TPE et les PME ?
Oui. Notre clientèle compte des TPE, des PME et des ETI, aux côtés de start-up et de filiales de groupes étrangers. Pour un dirigeant sans juriste interne, notre page avocat pour les PME et TPE présente le suivi juridique courant et l'abonnement.
Textes cités
- Article L. 110-1 du Code de commerce
- Article L. 110-3 du Code de commerce
- Article L. 110-4 du Code de commerce
- Article L. 721-3 du Code de commerce
- Article L. 441-1 du Code de commerce
- Article L. 441-3 du Code de commerce
- Article 1104 du Code civil
- Article L. 441-10 du Code de commerce
- Article D. 441-5 du Code de commerce
- Article L. 441-16 du Code de commerce
- Article 1344-1 du Code civil
- Article 873 du Code de procédure civile
- Article L. 442-1 du Code de commerce
- Article L. 442-4 du Code de commerce
- Article L. 134-1 du Code de commerce
- Article L. 134-12 du Code de commerce
- Article L. 134-13 du Code de commerce
- Article L. 134-14 du Code de commerce
- Règlement (UE) 2022/720
- Article L. 151-1 du Code de commerce
- Article 1240 du Code civil
- Cass. com., 12 février 2020, n° 17-31.614
- Cass. com., 26 juin 2024, n° 23-13.535
- Article 145 du Code de procédure civile
- Loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023, art. 26 ; arrêté du 5 juillet 2024
- Article 860-1 du Code de procédure civile
- Article 48 du Code de procédure civile
Chaque situation est particulière : les informations présentées sur cette page sont générales et ne remplacent pas un conseil juridique adapté à votre dossier. Le cabinet ne promet aucun résultat ; il s'engage sur les moyens mis en œuvre.
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